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Organisation du décès chez les Myènè (Nkômi)

  • Photo du rédacteur: Awono yi Nkolo
    Awono yi Nkolo
  • 6 août 2023
  • 3 min de lecture


Lorsqu’intervient le décès d’une personne, au sein d’une communauté, un certain nombre de démarches s’avèrent utiles et nécessaires pour un meilleur accompagnement du défunt par sa famille paternelle et maternelle. La première étape est appelée: « igende ». 1 - IGENDE

Chez les Nkômi en général, pour procéder à l’annonce du décès d’un enfant fait avec une femme Nkômi, si l’enfant est reconnu traditionnellement, la famille paternelle de la personne décédée a le devoir et l’obligation d’aller annoncer le décès de ce dernier à sa famille maternelle, même si ce dernier vivait chez ses mamans. Le Patriarche de ladite famille ou un de ses représentants assisté d’au moins deux ou 3 autres membres, se déplacera pour rencontrer le patriarche ou les oncles de la femme afin de lui annoncer officiellement le décès de leur enfant. Ce geste doit être symboliquement accompagné d’une somme d’argent dont le montant variera de 5.000 à 10.000 FCFA en fonction de l’amour et la considération que le père avait pour son enfant et sa belle-famille. Ce geste d’une grande importance est appelé « Igende ». (Le Message). NB: Ce geste qui est une forme « d’invitation » permettra une bonne communication entre les deux familles pour que d’un commun accord soient établies les responsabilités de chacun ainsi que les commodités pouvant permettre une bonne inhumation du défunt ou de la défunte. Le jour de l’exposition du corps du défunt, « ikôgwa s’okuwa » dans la soirée lorsque commencera « élômbè », l’okambi de la famille de la femme procédera à l’ouverture de la cour « inunguna s’igala » pour permettre à l’okambi représentant la famille paternelle de s’exprimer et donner les raisons du décès de leur enfant. Mais avant de donner les raisons de ce décès, il va lui falloir se plier au rituel de « italuña ». Ce rituel permet non seulement de mettre en confiance le côté adverse d’une part, mais également de manifester son accueil et son respect à l’endroit de la belle-famille et enfin, de détendre l’atmosphère d’autre part. 2 - ITALUÑA (Le Débarquement) une fois le message reçu, la famille de la mère de l’enfant a l’obligation de répondre à ladite invitation. pour cela, la réception de la famille de la femme sera constituée de plusieurs actions qui sont:

- Owaro : 5000 FCFA (Moyen de locomotion permettant de quitter le village jusqu’en ville).

- Nkavi: 1000 FCFA (La pagaie)

- Mpeve : 2000 FCFA (L’Effort fourni pour arriver jusqu’au lieu du décès.

- Taxi : 2000 FCFA (Moyen de locomotion permettant de partir du débarcadère jusqu’au lieu du décès).

- Ebongo : 1000 F CFA (La chaise ou réception).

- Elasi z’aningo: 2000 FCFA. (Le verre d’eau pour étancher la soif après un long voyage).

- Elômbè: 2000 FCFA ( Le débat) Ce rituel d’une très grande importance, terminé, on ouvre le débat. D’où le Proverbe: « Okambi kamba, kamba, e kowin’azongo. » (L’orateur doit savoir dénouer les noeuds qu’il attache). 3 - ELÔMBÈ (Joute Oratoire) Chez les Nkômi, « elômbè » entre les deux familles de la personne décédée, représentées chacune par un okambi, commence la nuit et se conclut le matin après l’inhumation de la dépouille. Le lendemain.

MPUNGU (L’Accusation) Par contre chez les MPONGWÈ, cette étape appelée « go kule mpungu » se fait uniquement la journée si le défunt ou la défunte est reconnu (e) traditionnellement par sa famille paternelle. Lorsqu’un enfant n’a pas été « reconnu » par sa famille paternelle, il n’y a pas de « mpungu ». Car cet enfant n’ayant qu’un seul côté, le débat sera interne. La famille de la mère remerciera néanmoins tous parents amis (es) et connaissances venus les soutenir. Cette étape se terminera par une collation. © Jean ONDÈNÔ-REBIENO / FB : La Bienheureuse du Terroir

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