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Structure Sociale

  • Photo du rédacteur: Awono yi Nkolo
    Awono yi Nkolo
  • 21 juil. 2023
  • 2 min de lecture

La structure sociale générale se compose comme suit:

  1. Inôngô: ethnie, endogamique;

  2. Mbuwe: Clan, exogamique, issu d’un ancêtre commun. Parfois personnage mythique d’où le totem. Exemple le perroquet chez certains grands pères les Agènjè ou encore la citrouille avec d'autres pères les Ayanji;

  3. Iyana;

  4. Ozômbi: le lignage.

Au sein des Ngwè-Myènè nous dénombrons en principe quatre nationalités:

  • Awo-nce ou les citoyens à part entière,

  • Asaka, les citoyens de seconde zone,

  • Awôga, les étrangers barbares,

  • Anôngôma ou les étrangers serviles.

A- Dans la catégorie des Awo-nce nous distinguons:

  • Les Ayogo subdivisés en deux classes:

    • Aga, chefs de clans ou de très grandes familles, ils constituent l’aristocratie;

    • Kumu, propriétaires et maîtres d’esclaves, c’est la bourgeoisie ou Kiti/Kumu.

  • Agèlè ou gens pauvres

  • Ikuge ou clochards.

B- Asaka, d’origine étrangère

C- Awôga ou Azombe.

Il est à noter que les Aga sont presque toujours Kumu mais l’inverse n’est pas vrai.

Dans nos villages ou agglomérations, les principaux personnages étaient:

  • Rañambyè, Nkoñambyè ou Ramburakinda: chefs de contrée;

  • Ngwè-Mpaza ou Ngwè-Nkonde: la favorite et conseillère de Rañambyè;

  • Nkombe: premier fils, gardien de l’agglomération;

  • Ombèna: fils de Rañambyè, chasseur et don juan;

  • Ogula: fils de Rañambyè, c’est le juge.

  • Ekafi: fils de Rañambyè, c’est le belliqueux, le bagarreur et chef de guerre;

  • Esèringila: le messager;

  • Marôngè: le sorcier, le scientifique;

  • Arondo: fille de Rañambyè, représente la beauté et l’amour.

L’éducation s’effectue au sein des classes d’âges. Essentiellement nous avions:

  • Asôlè: dès l’âge de 8 ans, c’est le rite de préparation à l’endurance;

  • Okuyi (garçons), Njèmbè (filles): entre 10 et 14 ans, c’est l’apprentissage de l’anatomie du sexe opposé;

  • Kônô: on y apprend l’art oratoire et la découverte des pans de la vie;

  • Mwiri: seuls les êtres exceptionnels y étaient admis et devenaient de fait les garants de l’ordre établi.

Sur le plan des pratiques magico-religieuses nous avons:


Chez la femme :

  • Elombo

  • Ndjèmbè

  • Ivanga

Chez l’homme:

  • Yâsi (disparu aujourd’hui)

  • Okukwè

  • Bwiti

  • Mwiri.


Rites communs aux deux sexes:

  • Imbwiri

  • Agomb’anèrô

  • Elenge

  • Alumbi

  • Olôgô

  • Abambo

Dans notre univers et notre cosmogonie, la structure de l’homme et son environnement spirituel se composent des éléments suivants:

  • Inina : l'esprit qui est le souffle de Dieu.

  • Njanga ou Iñemba: la porte fine, commune, à l'âme et à l'esprit. C'est le coeur spirituel, le micro-processeur. L'ordinateur central.

  • Ombwir’okuwa : c'est l'âme. Le "moteur" du corps.

  • Okuwa ou Ebende: véhicule charnel. Autrement dit le "cadavre animé".

  • Okowe ou Okèngènlè: double vue ou activation des yeux de l'esprit.

  • Mbumba y’iyano : fétiche maléfique contracté par les prédécesseurs pour garder "iyano", la famille et qui, en contre-partie, choisit un être de la famille à posséder.


Les principes qui régissent la personne Omyènè sont:

  • Les esprits, Anina;

  • Les sorciers ou Añemba-ñemba;

  • Les morts, Alumbi

  • Les génies ou Imbwiri, Asiki

© Feu Ndinga Onanga Félicien.

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